Actulive.net | Comment éviter la mauvaise alimentation chez les enfants
9 août 2021

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Un bon équilibre alimentaire s’acquiert dès le plus jeune âge. Mais il n’est pas si facile de transmettre les bons réflexes aux enfants et aux ados, cibles privilégiées de la malbouffe.

Au pays de la gastronomie, un écolier sur trois serait dans l’incapacité d’identifier un poireau ou une courgette. Un tiers seulement connaîtrait le procédé de fabrication des pâtes, pourtant très appréciées des petits gourmands… Piètre tableau, révélé en 2013 par une enquête de l’Association santé environnement France

Et pour cause: si le poireau est inconnu au bataillon, c’est qu’il n’apparaît que très rarement dans les assiettes des jeunes! La variété est bien souvent absente du régime alimentaire des enfants, à la cantine ou au domicile. Or, lorsqu’on est en pleine croissance, bien manger signifie pouvoir manger de (presque) tout afin d’éviter déséquilibres, carences et prises de poids.

Introduire tôt la diversité des aliments

La diversification alimentaire devrait commencer dès les premiers mois de la vie, avec une introduction plus ou moins précoce en fonction des aliments: la viande et le poisson (mixés) et les fruits (bien mûrs) peuvent faire partie des repas dès le cinquième mois. Pour le pain, on attendra le huitième.

«Les premières empreintes gustatives sont essentielles, explique Corinne Delamaire, docteur en nutrition et chargée d’expertise en promotion de la santé à Santé publique France. Car on sait aujourd’hui qu’un individu a plus de chances de conserver un régime équilibré si on lui a présenté une multiplicité d’aliments dès ses premières années.»

" Un individu a plus de chances de conserver un régime équilibré si on lui a présenté une multiplicité d’aliments dès ses premières années."

Corinne Delamaire, docteur en nutrition et chargée d’expertise en promotion de la santé à Santé publique France.

Ce louable objectif se heurte, de 2 à 5 ans environ, à un phénomène qui met les nerfs des parents à rude épreuve. C’est la néophobie, le rejet d’aliments nouveaux. Il s’agit néanmoins d’une phase normale et il ne faut pas se laisser décourager par les grimaces qui accueillent systématiquement les épinards… Les travaux de la psychologue Nathalie Rigal ont montré qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour intégrer des mets «indésirables».

Résister à l’appel du fast food

Avec les années, l’environnement de l’enfant - puis du pré-ado - occupe une place plus centrale dans ses pratiques alimentaires. Les tout-petits s’autorégulent facilement: ils réclament la nourriture quand ils ont faim. Mais cette capacité semble s’estomper au fil du temps ; l’appétit et les choix alimentaires se trouvent alors soumis à de multiples influences. Il y a bien sûr le contexte familial. Rien n’est plus délétère que des repas pris dans une ambiance conflictuelle. Cela dit, cette grande réceptivité peut être aussi mobilisée pour associer l’enfant à la préparation des repas, lui expliquer les bienfaits de tel ou tel aliment, l’initier au plaisir de découvrir des goûts inédits…

L’avalanche de sollicitations des jeunes consommateurs, à la télé et sur le web, ne facilite pas les choses. C’est alors un autre type d’éducation qui doit commencer, à l’école comme au foyer, pour apprendre à décrypter les messages publicitaires et résister à l’appel du fast food ou de la céréale plombée de sucre et de graisse. Là encore, le combat contre la malbouffe prend du temps et nécessite la vigilance des adultes.

Aujourd’hui, avec près d’un enfant sur cinq en excès de poids dans l’Hexagone, l’éducation nutritionnelle ne se limite plus à l’assiette uniquement . «Il est indispensable d’intégrer à une alimentation équilibrée une activité physique régulière, mais aussi de limiter la sédentarité et de porter attention au sommeil des plus jeunes. Enfin, de surveiller cette obsession contemporaine de la minceur, qui peut occasionner des troubles du comportement alimentaire», conclut Corinne Delamaire.

Source : sante.lefigaro.fr

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