Actulive.net | Sandia Fofana dénonce les pratiques esclavagistes
11 septembre 2017 | 506 Vues

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Le 26 août passé, ‘’La Rotonde des Arts’’ située à l’immeuble Nour Al Hayat à Abidjan-Plateau, a vécu au rythme du roman ‘’Vivre ! Rien que çà’’. Sandia Fofana une ivoirienne, vivant en France, qui en est l’auteure l’a d’abord sortie en hexagone pour les besoins de revitalisation de l’émancipation de la femme africaine. Edité par « Encre Bleue », en Côte d’Ivoire, l’ouvrage vient pour dénoncer les pratiques esclavagistes que font subir les hommes (africains) à leurs compagnes en Europe. Le roman raconte l’histoire d’une petite campagnarde, qui prédestinée à marier son cousin, a préféré se faire embobiner par un ‘’Binguiste’’ en vacances.

 

Arrivée en France pour retrouver ‘’son époux’’, elle se rend à l’évidence que son mariage n’est rien d’autres que de l’arnaque aux sentiments. Impuissante, face à ce nouveau bourreau, elle attend son heure qui lui est déclarée sous la forme d’un renvoi de son domicile conjugal. Battue, elle se retrouve à l’hôpital, puis dans un foyer pour femmes en détresse. Cette liberté, elle la mettra à profit pour se construire une nouvelle vie, malgré le lot de décès qui atteint son entourage. Avec tout ce cortège de souffrances, Sandia lutte avec un courage extrême et réussit à s’offrir une nouvelle vie, où le verbe « Aimer », se conjugue dans son vrai sens dans le dictionnaire amoureux.

 

En lieu et place de garder ce mutisme synonyme d’abandon de la lutte, elle met toute sa rage en écriture, pour dénoncer les pratiques non conventionnelles. Elle dénonce le mariage arrangé entre membres d’une même famille, la confiscation des droits de la femme et le mutisme que cette dernière doit observer, malgré les bastonnades, les corvées et les travaux avec confiscations de son salaire. L’œuvre est donc un ras-le-bol que l’auteure veut rendre collectif au profit de ses sœurs.

 

Clemso Actulive

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