Actulive.net | JC Pluriel L’histoire d’une carrière musicale qui suscite grâces
31 mars 2015 | 2740 Vues

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Parti du simple rêve de devenir un chanteur zouglou qui veut exprimer sa passion comme bien d’autres jeunes de sa génération, JC Pluriel est aujourd’hui l’un des artistes ivoiriens jouissant de l’estime et de la protection des locataires actuels du palais présidentiel. Mais pour se retrouver dans

ce cercle restreint des «privilégiés » du couple présidentiel, Amani Jean- Claude (son nom à l’état civil)

cache toute une histoire pathétique.

 

Déjà tout enfant, le petit Jean-Claude né dans un village du Centre de la Côte d’Ivoire se voit confronter à des difficultés de tous ordres. Suite au décès de son géniteur dans un accident de la circulation, il sera contraint d’abandonner les études par manque de moyens financiers. Sa seule voie, c’était de s’en remettre à Dieu qui, on peut le dire tout net, n’avait pas entièrement laissé tomber son enfant. Car, alors qu’il n’avait qu’à peine 10- 11 ans, son talent latent de chanteur le prédestinait déjà à une voie de réussite dans la musique. En effet, au sein de la petite chorale de son village, le jeune orphelin émerveillait déjà les fidèles de leur église. C’est d’ailleurs dans cette ambiance purement rurale qu’il se fera coopter par le maitre de choeur venu d’Abidjan qui lui propose de venir avec lui dans la capitale économique afin qu’il fasse de lui, non seulement un élève encadré, mais un artiste du fait d’avoir décelé le talent qui sommeillait en lui. Une fois à Abidjan, et au moment où il croyait avoir tourné dos à la souffrance, survint brusquement la mort de son bienfaiteur. Désemparé, il n’a à nouveau pour recours que le Seigneur.

 

Brillant et studieux à l’école, il voit encore la main de Dieu parler. Des personnes de bonne volonté lui permettent de continuer ses études jusqu’à son entrée à l’Institut National des Arts et des Actions Culturelles (INSAAC) au Département de Musique, puis quelques temps après, à l’Orchestre de la Police Nationale où il va parfaire ses connaissances et aiguiser son talent d’artiste. Un talent qui lui permettra déjà de se faire une place dans les mouvements de jeunesse de l’Eglise Catholique (CVAV et autres chorales de Sacré-Cœur d’Abobo- Anador, St-François Xavier, St-Jean de Cocody, etc.). Après sept années passées à l’Insaac, il a en poche plusieurs diplômes dont : un Bac H2, DEAG (Diplôme d’enseignement Artistique Général) et enfin un Diplôme d’Enseignement Supérieur Artistique qui peut lui permettre de sortir comme Professeur de Musique. Mais partagé entre sa passion qui est la chanson et l’Enseignement, il opte pour le premier choix en décidant d’entrer à l’Orchestre de la Police Nationale d’où il sort fin 2012 son premier single avec ce titre éponyme «L’Année de mon année». Une chanson qui tire son origine dans les longues années de sa souffrance et qui, aujourd’hui fait de lui l’un des meilleurs de sa génération.

 

En effet, comme bon chanteur zouglou, le choix thématique lors des compositions est d’une importance capitale quand on veut être en phase avec son public. En d’autres termes, il faut bien s’appuyer sur t son histoire personnelle ou puiser dans les tares de notre société pour ne pas s’éloigner du vécu quotidien des mélomanes. JC a combiné les deux. Pour le jeune homme, malgré l’existence des difficultés dans le showbiz musical ivoirien, il s’est voulu comme une voix qui va interpeller les consciences juvéniles auxquelles il va demander de croire en leur étoile. Plongé dans une vie pas très reluisante, JC va se projeter dans l’avenir en composant «l’Année de mon année». Un titre évocateur qui, dès sa sortie, a eu du mal à décoller en raison de l’atmosphère tendue de la situation politique postélectorale dans notre pays. A la sortie de ce single, peu de mélomanes (y compris les hommes de médias) y prêtaient attention. Il a fallu que le mercure tombe après les crises pour voir la teneur du message de l’artiste. Heureusement pour lui, parmi ses fans, se trouvait le couple présidentiel qui a vu dans cette chanson, une histoire personnelle. L’année 2010, une année décisive qui se dessinait comme celle de la dernière chance coïncide avec la sortie de cette œuvre.

 

 Une fois installé au palais, le couple va adopter (au niveau musical), ce titre du jeune policier-zouglouman qui sera perçu comme un vrai hymne galvaniseur et historique que le locataire du palais et son épouse ne peuvent s’empêcher d’écouter et de réécouter. Voici ce qui explique la présence constante de JC Pluriel à toutes les cérémonies festives de la Présidence.

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