Actulive.net | Ange gbadie trace son chemin de gloire
20 juillet 2014 | 595 Vues

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Pouvait-on parier deux sous sur un gamin qui dès l’âge de 10 ans, s’incrustait dans la peau, un personnage de danseur ambitieux ? L’histoire commence pour ce futur prodige de la danse au début des années 80. Elève des classes primaires, monsieur ne voulait pas se faire compter les épisodes de la danse en restant agrippé au pagne de maman. C’est ainsi que profitant des vacances chez son oncle (Deux cotés), star du petit écran, Ange se fait engager dans la troupe de ce dernier (Ziplis de Treichville), pour affronter d’autres formations à l’occasion du concours télévisé de danses pour enfants pendant les vacances scolaires, dénommé : « Wozo ». C’est en vainqueur de trois éditions, que notre danseur se sentant beaucoup aguerri pour jouer dans la division subalterne, décide d’affronter la cour des grands (Variétoscope). En 2000 et 2001, c’est avec le « Oroyon System » de Samatiguila qui se classe respectivement deuxième et troisième, qu’Ange entame une nouvelle carrière. Résultat plus que satisfaisant pour un néophyte, qui se donne à cœur joie de réussir par sa passion. A l’âge de 15 ans, voici notre aventurier qui se soulage la conscience, car enrôlé pour le tournage du clip « Extra terrestre » de Meiway.

 Du coup, Ange range sa tunique d’élève dans la cave de l’oubli et se consacre uniquement à la danse. Son talent fait mouche et le conduit à être recruté par le groupe  « Djolem », une école prestigieuse de danse traditionnelle, en section enfants «Déni nounou ». Après trois ans d’apprentissages, il croise le grand chorégraphe, Diabaté Mamadou (aujourd’hui installé en France), qui Le forme pendant quatre ans à la danse contemporaine. La séparation d’avec la danse traditionnelle pratiquée d’alors, lui devient bénéfique. Désormais, ce sont les dividendes de sa témérité qu’il récolte partout où il passe. Des chorégraphes d’artistes de renom (Kandé Kanté, Amy Koita, Oumou Sangaré, Salif Kéita…) lui font des rôles lors des concerts. Alors à notoriété accrue, Ange crée sa propre troupe : « La compagnie Gbadié ». Les scènes s’invitent à lui. De retour de la 2ème édition  du festival panafricain d’Alger, le célébrissime Georges Momboye le prend dans son sein et l’engage comme chorégraphe-assistant, pour la fresque des 50 ans de l’indépendance de la Cote d’Ivoire.

En bon maestro qui se veut du respect, notre artiste se consacre à la création. La toute première (Destins croisés », est le résumé de ses ambitions. Elle est même consacrée meilleure création au festival « Afrik Urban Arts ». Pour congratulations, ce sont devant des sommités lors des diners-gala et des réceptions somptueuses, que la compagnie Gbadié ajuste son talent. « Destins croisés n°2 », reformule la plénitude du regard de la critique lors du festival «Danse Raum». Se forgeant la dictature du travail bien réalisé, c’est une 3ème création, un solo, que la compagnie lance sur le podium avec pour nom de code : « Mon jour ». C’est lors du festival « Un pas vers l’avant », qu’est jouée pour la première fois cette pièce de 35 minutes, qui au demeurant est programmée au Burkina Faso. Ange, affirmant que sans soutien de personnes, dû à plusieurs rencontres, il n’en serait pas là, crée un sous-groupe au sein de sa compagnie, qu’il baptise : One gamme (pensée unique), qui pour perpétuer la garde du flambeau, se classe premier de la 2ème édition de « Urban Battle ». Cette distinction a pour effets boomerang, pour le groupe de représenter la Cote d’Ivoire au Sénégal, au Mali et au Ghana. Où nous mènera la témérité d’Ange Gbadié, à l’état civil Eric Djédjé Gbadié ? Seuls, son talent et la grâce divine sauront répondre à cette question.

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