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Interview avec Florent Nikiema
10/12/2015

Présentation

Je suis Florent Nikiéma, artiste danseur interprète du Burkina Faso. Je suis ici dans le cadre du festival international de danse contemporaine Un pas vers l’avant.

A l’origine que faisiez-vous comme discipline ?

J’étais danseur urbain. Je faisais du smurf, du break dance, du coupé décalé…  Je faisais des compétitions nationales. Par la suite j’ai commencé à tourner avec les chanteurs. Et plus tard j’ai senti le besoin de me professionnaliser. En suivant des formations dans des écoles de danse.

Depuis quand avez-vous adopté la danse contemporaine et dans quelle école êtes-vous passé ?

Je l’ai débutée en 2003. A l’époque c’était une rareté. On ne parlait pas encore de danse contemporaine. Mais de traditionnelle. La contemporaine était très nouvelle dans l’espace danse au Burkina Faso. Mon engagement pour la danse contemporaine à proprement parlé date de 2005. Ensuite j’ai enchainé les ateliers et stages par ci, par là. Et en 2007 je rencontre Irène Kassembédo pour une formation de trois ans dans son école de danse à Ouagadougou, au Burkina Faso.

On constate que la danse traditionnelle est en train de disparaitre au profit de la contemporaine. Quel est votre sens à cette observation ?

Il faut faire attention et la part des choses. Il faut accepter les autres cultures. Mais pas dans le sens d’influencer nos racines. Je suggère qu’on maintienne notre richesse culturelle, notre patrimoine. Faute de quoi les dommages seront sans égal. Nous allons perdre notre identité, si nous n’avons pas de repères.

Vos travaux et rendus sont-ils axés sur la culture burkinabé ou l’exotique ?

Je suis plus dans la transformation. Je passe de mes origines pour le développer dans plusieurs énergies différentes, plusieurs gestuelles, plusieurs niveaux et directions.

Cela donne-t-il de la contenance à vos pièces ?

Oui et nous avons des démarches différentes. J’apprécie les leurs et en retour je présume qu’ils en font de même pour les miens. Nous sommes parallèles.

N’y a-t-il pas un parallélisme nuisible. Vu que l’Afrique est assez riche sur le plan culturel ?

Quand nous allons chez les blancs, je ne présente pas toutes les facettes de mes créations. Ni les faiblesses de l’Afrique. J’accentue le côté richesse. Et les gens adorent. En tout état de cause, je montre les richesses du continent. Qui sont le côté exotique qui les pousse à venir me découvrir.

Voulez-vous revivre une autre édition de Un Pas Vers l’Avant ?

J’aimerais la revivre conformément aux bonnes impressions qu’il m’a laissées. L’esprit de combat de cette famille artistique, m’a beaucoup affecté. Je nous voyais défendre le même combat et le même idéal. En admirant les spectacles donnés, j’en ai dégagé plusieurs réflexions. Une bonne organisation et  un bon déroulement sont pour moi, une réussite.

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