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Actulive.net | Interview J C Africa Dj
Interview J C Africa Dj
17/03/2017
Interview

Interview J C Africa Dj

Réalisée par : Clemso ACTULIVE

Jean  Claude Tapay alias J C Africa Dj est un talentueux disc-jockey qui a joué dans beaucoup de pays d’Afrique et  d’Europe. Revenu dans son pays natal, il décide de mettre son expérience au service de ses pairs. Pour démarrer ses ambitions, il a organisé le festival Africa Dj. La première édition a servi de plateforme d’expression, suivie d’un atelier de renforcement de capacités. Pour nous situer sur ses ambitions, J C nous fait le bilan de son organisation.

Qu’est-ce qui vous a poussé à organiser le festival Dj Africa ?

Le constat est que tous ceux qui exercent le métier de disc-jockey, l’ont à 99% appris sur le tas. Je pense que leur apporter une possibilité de formation peut élever le niveau de ce métier de manière à créer des richesses, chez cette jeunesse, qui de manière générale pratiquent cette profession.

Quel est le réel centre d’intérêt qui vous a mis sur la piste de l’organisation du festival ?

La motivation est venue du constat fait. En ma qualité de dj exerçant depuis fort longtemps, j’ai déploré le fait que je manquais de formation pour atteindre un certain niveau. Un niveau, qui puisse permettre au Dj de devenir un arrangeur, comme par exemple David Guetta. Et ces formations existent. Malheureusement, ce métier n’est pas suffisamment exploité chez nous, on en vit on en profite.  Mais, on ne l’exploite même pas à 20%. Donc donner cette possibilité aux acteurs est une aubaine. Puisqu’en Côte d’Ivoire tous les corps de métier ont leurs filières de formation. Or, c’est dommage que le nôtre n’en ait pas.

Vos objectifs, anoblir le métier, relever le niveau et le faire mieux connaitre n’étaient-ils pas les prémices de vos pensées ?

Dans ce sens, le côté organisationnel est allé sur des bases simples. C’est vrai que nous avons voulu le spectacle avec une succession de disc jockeys sur les platines. Mais au delà de la compétition, nous avons pensé à tous ceux qui travaillent dans le milieu de la discothèque. Que ce soient les concessionnaires en matériel, les décorateurs, les cavistes et tous ceux que nous utilisons pour faire vivre un club.

Pouvez-vous nous informer sur le contenu du festival et qui étaient les participants ?

Le festival a eu une durée de trois jours. C’est dommage, nous aurions voulu avoir une plus grande durée, du fait que tous les dj inscrits n’ont pas pu tous passer.  L’aspect compétition a été l’attraction du festival à travers le concours de dj. Concernant les participations, je remercie tous les dj qui sont venus, malgré le manque d’expérience de l’équipe. Car, nous étions à notre première organisation et ça se passait de nuit et surtout le week end. Or, ce sont les jours d’affluence et des heures qui ne sont pas adaptées aux dj. En effet ils doivent  tenir leur engagement vis-à-vis de leur employeur.  Je remercie les artistes en promotion comme Abou Nidal, qui sont venus. Nous avons fait un atelier de formation qu’a dirigé Eric Kossonou sur une application dénommée : ‘’Rotor Box’’  que les dj voient sur les appareils, mais ne savent souvent pas, ce que cela signifie et peut faire. Les trois jours dans l’ensemble se sont très bien passés, même si nous sommes loin d’avoir atteints nos objectifs. Il faut souffrir le dire, toutes ces choses demandent beaucoup d’argent. Nous avons fait cette édition à perte. Car nous ne connaissons pas grand monde pour le soutien. Le plus important est d’avoir démarré ce festival.

Deux retombées tant au niveau de la notoriété des dj participants, que pour les organisateurs ont surement été enregistrées. Pouvez-vous en parler ?

A partir du moment où plusieurs dj jouent, il y a toujours des échanges et des connaissances, desquels tout le monde peut profiter. Une autre retombée est la présence des spectateurs, qui à travers le buzz concernant les démonstrations des uns et des autres, peuvent propager une renommée. Le grand tremplin offert est très bénéfique. Ce n’est pas toujours qu’un dj peut avoir l’occasion de jouer devant une grande foule. Comme le dit le président Dj Luciano, nous sommes 20.000 dj en Côte d’Ivoire. Donc, en venant prester au festival, vous gagnez un bénéfice notoriété. Il y a eu des dj européens et des africains qui évoluent dans un registre international, qui sont venus jouer à ce festival. Donc, les échanges pourront occasionner des collaborations futures.

Que caressez-vous comme ambitions pour les éditions à venir ?

C’est d’atteindre les objectifs véritables. Qui sont d’offrir un plateau plus intéressant. Nous avons un an pour trouver les solutions idoines. Déjà nous sommes inscrits dans le calendrier des festivals de Côte d’Ivoire. Il est de notre devoir, de prendre la place qui nous est offerte et de nous exprimer en long et en large, en associant aux dj, les professionnels de l’industrie de la discothèque. Car, avant que le dj ne soit employé, il y a ceux qui viennent pour construire le bâtiment,  l’aménager, fournir la boisson et donner une intelligence pour sa direction. C’est tout cet esprit que nous voulons exploiter.

Parlant du concours, on a eu droit à une plateforme de démonstration. Qu’avez-vous à commenter ?

Le concours se présente comme suit. Tous les 30 dj qui sont allés sur la plateforme, ont été informés à l’avance, que leur prestation est enregistrée et que dans les mois à venir, un comité restreint leur communiquera le résultat. Celui-ci sera soumis à la chaîne de télévision partenaire et ensuite nous allons démarcher  un opérateur économique, pour pouvoir soumettre les meilleures vidéos à bon escient. 

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