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Actulive.net | Interview Olili Zako du Collectif "au nom du slam djassa"
Interview Olili Zako du Collectif "au nom du slam djassa"
04/05/2017
Interview

Interview Olili Zako

Olili Zako Larissa Armelle Renée est une artiste pluridimensionnelle. Qui se retrouve un peu partout dans le monde artistique ivoirien. Administratrice, comédienne, conteuse, slameuse … elle navigue dans tous les courants. Depuis un moment, des ragots font état d’une bombe artistique qu’elle veut mettre en place pour révolutionner le déjà existant. Elle s’est confiée à actulive.net avant de lâcher son secret. Interview.

Quelle est ton actualité ?

Actuellement je suis dans une agence évènementielle, de production de spectacles (L’agence Fais-moi rêver). Je viens de finir le premier festival de slam baptisé : « Babi Slam », qui a réuni des slameurs d’ici dont j’en fais partie et ceux d’ailleurs.

Artistiquement parlant que fait Olili actuellement ?

Je suis en résidence de création sur u projet de théâtre. Je ne veux en aucun cas dévoiler le titre. Je monte en ce moment avec des amis, un groupe dans lequel on va fourrer toutes sortes d’art, comme la vie ici-bas.

Peut-on savoir plus sur ce fourre-tout ?

J’ai envie de faire comme il n’en a jamais existé à Abidjan. J’ai envie de faire comme ce que jamais je n’ai tenté faire.

Et cela veut dire quoi exactement ? Est-ce une invention ?

Je ne le dirai pas ainsi. Il n’y a pas de nouveau soleil. Je pense que chacun doit avoir sa marque, sa signature. C’est donc à travers ce concept que mes amis et moi essaieront de proposer quelque chose de propre, de nouveau, qui ressemble à Olili et à sa bande.

Peut-on savoir ce qui est fourré dans ce tout ?

Le fourré dans ce tout, peut être une pièce de théâtre accompagnée de sonorités musicales. Çà peut être des rires enregistrés. Çà peut être tout et rien.

Çà sera en quelle version ?

Nous comptons faire en audio, ce sera un album consacré à la danse. Mais je conseillerai aux gens d’avoir et l’album et le spectacle.

Parlant de l’album, on a l’impression qu’il s’agit d’un opéra …

Non§ Je ne pourrai pas avoir la prétention de dire que c’est un opéra. Car, je respecte tous ceux qui font ce style. Mais, çà sera à notre manière.

Un peu dans le style de Ipi Tombi, la compagnie sud-africaine qui a été d’alors l’une des rares à s’être mise dans cet exercice ?

Je ne la connais pas ? J’ai assisté à beaucoup de spectacles en Côte d’Ivoire, au Brésil en Suisse au Danemark et autres, c’est l’expérience de tout ce que j’ai pu voir et mon expérience personnelle, que je vais essayer de regrouper. Je me reconnais enfin dans quelque chose qui est un bazar.

On dit qu’Olili est un globe-trotter qui a empilé pas mal de voyages, Peut-on se voir énumérer ceux-ci et qu’est allée faire Olili là-bas ?

C’est toujours dans le domaine artistique. Ma première sortie c’était en Angleterre, dans un cadre culinaire et tout le reste c’était le théâtre et surtout avec le slam. Le Togo, le Niger, le Mali, le Danemark …J’ai fait pas mal de pays.

Les artistes  en Côte d’Ivoire se prennent en charge. Selon vous est-ce à dire que les autorités ont démissionné ?

Ce n’est pas seulement en culture. C’est dans tous les secteurs, au vu du taux de chômage grandissant. C’est juste qu’à un moment donné, dès l’entame des formations techniques et autres, s’il y a un bon suivi au niveau de la formation en entreprenariat, on ne pourrait pas parler de démission des autorités. Il faut juste mettre de gros moyens dans la formation des personnes quel que soit le secteur dans lequel chacun veut s’engager.

On trouve que Olili est une trapéziste qui navigue entre plusieurs arts où se situe-t-elle au juste ?

Belle question ! Moi-même je ne sais pas. Je suis sûre d’une chose. C’est que le slam m’a choisie. Et comme j’aime la scène, le choix qu’a porté le slam sur moi, n’est pas loin de ce que je veux. Mais, à des moments, il faut faire des sacrifices. C’est l’administration culturelle qui est mon choix. Parce que, s’il y a une bonne administration culturelle mise en place, elle va permettre aux projets culturels de vivre, de durer dans le temps et de pouvoir faire émerger des talents.

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